Molinaseca – Villafranca del Bierzo 34km

Le loco est parti de bonne heure. Il tombe quelques gouttes, mais ce n’est rien en comparaison des 2 derniers jours.

Château templier à Ponferrada

Étape tranquille, beaucoup de route. Nous faisons des achats à Ponferrada, notamment des semelles pour F., car il en a perdu une la nuit dernière.

L'atelier d'un sculpteur
Villafranca del Bierzo

Nous dormons à la superbe auberge La Piedra à la sortie du village.

Rabanal del Camino – Molinaseca 26km

À peine sortis de l’auberge, la pluie recommence et se transforme en neige à mesure que l’on monte.

Le calme relatif avant la tempête

Le vent continue de souffler et nous voilà en pleine tempête de neige. Ça valait le coup d’aller en Espagne pour fuir l’hiver montréalais ! Il y a plein d’énormes flaques de sloche (neige fondue bouillasseuse) cachées par la neige fraîche sur le chemin. Il faut marcher dans les buissons pour ne pas trop mouiller les chaussures, mais l’eau finit par gagner et nos chaussures sont de nouveau trempées.

Attention aux flaques !
Aux environs de Foncebadon

Le vent nous refroidit. Il y a au moins 4 cm de neige au sol. Nous nous arrêtons à Foncebadón prendre un café et nous réchauffer au coin du feu avant de repartir jusqu’à la Cruz de Ferro (1504m), une croix au pied de laquelle les pèlerins jettent une pierre qu’ils ont amenée de chez eux et sur laquelle est écrit un vœu ou une intention. Honnêtement, on ne s’est pas arrêté, le vent était trop fort, la neige nous fouettait le visage, tel un traitement exfoliant. En plus, on n’avait pas amené de caillasse à balancer.

Cruz de Ferro

Nous continuons jusqu’au refuge de Manjarin. C’est l’une des 2 maisons habitées d’un village en ruines. Un chevalier templier en tenue nous accueille et nous offre café et gâteaux secs au coin du feu (donativo) qui sont bien appréciés.

Camino de Santiago sous la neige

Nous descendons ensuite vers Acebo pour manger. La neige s’est de nouveau transformée en pluie.

Acebo

Arrivés à Molinaseca, nos pieds sont encore trempés, nous bourrons une fois de plus les chaussures de papier journal pour les sécher.

Molinaseca

Pensée du jour : à force de bourrer mes chaussures de papier journal, elles vont apprendre à lire toutes seules. C’est aussi au refuge que nous rencontrons notre premier vrai frapadingue: un gars qui se prend pour un templier et qui tient des discours incohérents. Il a un tel accent espagnol que je ne comprenais pas tout, alors il m’a fallu plus de temps que les autres pour savoir qu’il racontait n’importe quoi. Après nous avoir bénis à sa façon, il est monté au dortoir pour se livrer à une sorte de rituel avec une épée avant de la frapper sur le sol. Les autres pèlerins sont un peu inquiets, car nous allons partager le dortoir avec lui. Notre hospitalier lui prend ses 2 épées et sa bouteille de vino en lui disant qu’on ne peut pas avoir des armes ici et qu’il lui rendra demain matin. Même désarmé, il a continué d’inquiéter les 7 autres pèlerins. Résultat : personne n’a bien dormi.

Astorga – Rabanal del Camino 22km

Quelques gouttes commencent à tomber tandis que l’on attend l’ouverture du supermarché. Le temps empire, beaucoup de vent, beaucoup de pluie.

Vers l'arc en ciel

Dernière photo de la journée

Le vent déchiquette nos ponchos, pourtant en plastique épais. Nos pieds sont trempés, le vent empêche d’avancer. Nous sommes contraints de nous arrêter le plus tôt possible. Il y a déjà beaucoup de monde à l’auberge qui finit par se remplir à pleine capacité (34 personnes). Journal dans les chaussures pour les sécher, douche chaude, essorage des chaussettes. Nous espérons que le vent va se calmer et la pluie diminuer demain, car nous avons des cols à franchir.

Villar de Mazarife – Astorga 34km

Lever de soleil sur l'auberge

L’étape commence par une longue ligne droite de plusieurs km sur le goudron.

Une loooongue ligne droite

En passant près d’un fossé bétonné, on entend miauler. Il y avait un bébé chat qui n’arrivait pas à en sortir. On l’a récupéré. Aussitôt attrapé, il s’est mis à ronronner. Un joli petit chat noir aux yeux bleu-vert. On le met dans une chaussette pour le sécher. On l’aurait bien gardé et on l’aurait appelé Santiago, mais ce n’est pas possible. Ne voyant ni habitations, ni sa maman aux alentours, nous le prenons avec nous en espérant le laisser au milieu d’un village. Mais il se met à miauler si fort que nous sommes obligés de le laisser partir lorsqu’un cycliste arrive en sens contraire. Il s’arrête, nous lui expliquons ce qu’il se passe, il nous dit qu’il va le prendre, car il connaît une dame qui s’occupe des chats. C’est un ancien pèlerin qui était en recherche de sa foi il y a quelques années. Visiblement, il l’a trouvée et ça déborde un peu, mais l’essentiel est que Santiago est maintenant sauvé.

Notre petit Santiago dans sa chaussette

Plus tard, nous croisons un sanglier, tout noir lui aussi. Il est sorti des fourrés, s’est arrêté au milieu du chemin, nous a regardés, puis est reparti, tel Jeanne d’Arc sur son cheval. Il a fait froid toute la journée. C’est la première fois que je garde la polaire et le coupe-vent toute la journée et que je sors le bonnet. Ça promet pour demain, on grimpe !

Astorga

Nous dormons dans un gîte tenu par une hospitalière allemande bénévole qui parle français. Super repas du soir dans un resto 3 étoiles, menu pèlerin à 11,50 euros, vin inclus. Nous en sortons heureux, le ventre plein et la tête qui tourne légèrement. Nous n’avons pas eu de mal à nous endormir.

León – Villar de Mazarife 25km

Visite du centre de León, à 9h un samedi matin, la ville est presque déserte, des commerçants commencent à monter le marché. La sortie de León n’est pas géniale. Nous prenons la variante du chemin pour éviter de passer 2 jours coincés entre l’autoroute et la nationale.

Les maisons de Hobbits
Vastes étendues de plaine
Un banc à l'ombre pour casser la croute

Nous dormons dans une auberge un peu hippie, nous partageons la chambre avec 2 jeunes Allemandes qui ne sont pas très causantes.

Redecilla del Camino – Burgos – León 0km

Les Allemands se sont levés à 6h00, toujours en slip et sont partis en laissant la fenêtre grande ouverte. Notre bus passe entre 9h30 et 10h00. La cathédrale de Burgos est de toute beauté, bien que l’entrée soit payante (réduction avec présentation de la crédentiale). Architecture gothique très aboutie.

Façade

Gothique abouti

Nous prenons ensuite le bus jusqu’à León ce qui nous permet de traverser la meseta espagnole qui est une gigantesque plaine, toute plate, toute plate qui nous rappelle un peu notre traversée des Prairies au Canada. Nous ne connaîtrons pas les journées de marche sur une route de terre toute plate, toute droite avec rien que des champs sur les côtés.

Quelque part entre Burgos et León

Nous dormons à l’auberge municipale qui doit être une des seules à ne pas avoir de couvre-feu, du coup une des Coréennes du dortoir rentre à 7h du mat pour se coucher tandis que nous nous levons.

Nájera – Redecilla del Camino 34km

Départ tranquille, beaucoup s’arrêtent prendre le petit-déjeuner au premier village, nous continuons.

Tout droit
Un homme et son destin

Pique-nique à Santo Domingo de la Calzada.

Nous disons au revoir à un groupe de Coréens

Les 2 pharmacies de la ville n’ont rien contre les chinches alors qu’il existait un produit en vente sur la voie d’Arles. Deuxième partie de l’étape sur une sorte d’autoroute piétonne au bord de la nationale, pas génial.

Par là

Nous arrivons au gîte où l’on apprend que le bar-épicerie-boulangerie est en congés annuels, mais notre hospitalière nous a acheté des pâtes et des œufs. Nous retrouvons le couple d’Allemands. Nous attendons le Mexicain et faisons en sorte de lui laisser un lit qui ne touche pas les nôtres au cas où il traînerait encore des chinches. La carte nous montre que les prochaines étapes ne seront pas forcément très agréables, alors nous prendrons le bus pour Burgos demain.

Logroño – Nájera 31km

Petit-déjeuner buffet à l’hôtel. On a le ventre bien plein en sortant, ce qui nous permet de tenir jusqu’au soir en grignotant seulement un peu le midi.

Le soleil tape
Photo artistique d'un arbre d'automne en contre-jour
Nájera

Étape pas trop intéressante, on est souvent au bord de l’autoroute, l’entrée de Nájera est assez moche. Albergue donativo. Il n’y a qu’un seul grand dortoir. La majorité des pèlerins ont moins de 40 ans. Les retraités sont en minorité. Alberto, un Mexicain, nous montre ses piqûres de « chinches » (punaises de lit). Il dit que le gîte de Pamplona en est infesté. On a eu de la chance d’aller à l’auberge de jeunesse cette fois-là. Nous rencontrons aussi nos premiers jeunes « marginaux » qui se sont fait inviter à manger par d’autres pèlerins et qui n’ont même pas fait la vaisselle. Il y a aussi un couple de retraités gays allemands qui se promènent juste en slip entre les douches et le dortoir mixte. Pour le concours, nous les plaçons à égalité avec Mamie Culotte qui elle gardait son tee-shirt, mais allait jusqu’à la cuisine.

Los Arcos – Logroño 30km

Nous ressentons encore l’étape d’hier (fatigue musculaire surtout), nous marchons tranquillement. Il y a du monde sur le chemin au départ, on ne peut plus faire un petit pipi quand on veut. Les distances entre les marcheurs augmentent avec le temps. On est loin de la haute saison. Arrêt à Viana pour manger. Il ne fait pas très chaud et nous nous refroidissons en pique-niquant.

Symphonie des couleurs

C’est l’anniversaire de F. et en plus on est crevés. On se paye l’hôtel ce soir. Nous essayons de débusquer un restaurant, mais c’est peine perdue. Il n’y a que des bars à tapas enfumés (les bars, pas les tapas !). Nous en essayons un. C’est pas mauvais, mais c’est cher pour ce que c’est.

Puente la Reina – Los Arcos 44km

Départ 8h, arrivée 17h30
Grosse étape aujourd’hui. Avec les fermetures d’établissement, on a le choix entre 2 étapes de 22km ou une de 44. Comme tout va bien en ce moment, toc toc toc, on touche du bois et qu’on est bien habitués à marcher, des étapes de moins de 25 km sont trop courtes. Le temps était menaçant, nous avons eu quelques gougouttes mais pas assez pour se plaindre. Nous pensions trouver tous les magasins fermés en ce lundi de Toussaint, mais en fait non.

Le soleil illumine le village vers lequel nous nous dirigeons
Arc-en-ciel = soleil + pluie

À Ayegui, découverte étonnante : une fontaine à vin ! À côté une fontaine à eau. Tu peux remplir ta bouteille gratos pour trinquer, c’est dans la tradition d’accueil des pèlerins. Le vin n’est pas mauvais, mais nous n’abusons pas. Par contre, nous dépassons un français qui n’a visiblement pas fait preuve de modération. Il zigzague un peu.

Par ici la fuente de vino
À gauche le vino, à droite el agua
Attention à la boue !
C'est encore loin ?

À l’auberge, nous dormons avec des Coréens et des Japonais. Tout le monde nous avait dit qu’il avait plein de Coréens sur le chemin, mais ce sont les premiers que nous rencontrons. Il n’y a que des jeunes dans le dortoir ! On voit vraiment une différence par rapport à avant.

C'est par là !

C’est aujourd’hui, 1er novembre 2010 que j’ai terminé mon premier marathon (44km en fait), en moins de 10h (9h30) avec une dizaine de kilos sur le dos, un arrêt à la fontaine à vin et un sandwich fromage saucisson. J’espère que mon ami ironman est fier de nous ;-)

Pampelona – Puente la Reina 25km

C’est sous un ciel menaçant que nous entamons la montée du Perdón (330m de dénivelé).

En sortant de Pampelune
Pampelune au loin
Col du Perdón

Il ne pleuvra qu’à la fin de l’étape.

Les nuages jouent avec le soleil

Il y a beaucoup plus de monde sur le Camino Francés que sur la voie d’Arles ou le Camino Aragonés.

Plus de marcheur et aussi des cyclistes

Nous rencontrons un couple de Belges et un autre de Picards qui s’arrêtent à l’hôtel. Le Belge en est à son 8ème Camino. Nous allons au gîte à 4 euros la nuit, c’est propre, confortable et chauffé. Nous aurions pu essayer de marcher plus, mais de nombreux hébergements ferment à la Toussaint, ce qui limite les possibilités.

Dans Puente la Reina, Halloween ou pas ?
Le fameux pont de Puente la Reina

S’il ne pleut pas trop et que tout va bien, on fera 44km demain.

Santa Cilia de Jaca – Pamplona 0km

Il n’y a pas de magasins dans les prochains 55km et le week-end de la Toussaint risque de compliquer l’affaire. Nous décidons de prendre le bus pour Pamplona (Pampelune) et y passer la journée. Nous quittons le Camino Aragonés pour rejoindre le Camino Francés, une étape avant la jonction vers Puente la Reina. Heureusement qu’il n’y a pas de taureaux lâchés dans les rues de Pamplona à cette époque de l’année. La ville est agréable, nous pensions y rester 2 jours, mais au final, on n’y restera qu’une seule nuit.

Pamplona

Villanúa – Santa Cilia de Jaca 32 km

Départ par la variante du GR (moins de route).

Pour les amateurs de géologie

Peu avant El Castillo de Jaca, la Guarda Civil nous arrête pour un contrôle d’identité. Comme d’habitude, c’est le petit bronzé qui retient toute l’attention alors qu’un coup d’œil sur le passeport du grand aux yeux bleus suffit. Le sentier est très bien balisé.

Camino de Santiago

Nous traversons plusieurs ponts piétonniers récents. À Jaca, nous avons faim et recherchons un resto ouvert à midi et ce n’est pas si simple, les Espagnols mangent de 14 à 16 h. Accaparés par nos recherches, nous loupons la cathédrale ! Le chemin vers Santa Cilia est encore caillouteux, nous croisons souvent la route, mais restons à l’écart.

Après la montagne, la plaine
La plaine
À l'entrée du village, on sent qu'on est au bon endroit

Arrivés au gîte, il y a une fête d’Halloween avec plein d’enfants. Une affiche à l’entrée nous dit de nous installer et que la responsable passera en fin d’après-midi. Nous nous installons, prenons nos douches et faisons notre lessive. Nous pensions trouver une petite boutique d’alimentation, mais en fait non. Les bars ne servent pas à manger. Une autre affiche dans la cuisine nous dit que le repas du soir est servi à 20h. L’affiche est en espagnol et en mauvais anglais. Des pèlerins ont corrigé l’anglais et ont ajouté : ou 20h30 ou 21h00… Effectivement, le responsable arrive à 20h45 et il nous propose de nous faire à manger. Il remarque que les tables ont bougé, il n’était pas au courant pour la fête. Repas succulent, bonne nuit de repos.

Forges d’Abel – Somport – Villanúa 23 km

Notre guide du GR nous recommande de prendre le bus jusqu’aux Forges d’Abel parce que la traversée de la vallée d’Aspe comprend des bouts où l’on doit marcher sur le bord d’une route montagneuse étroite où circulent beaucoup de camions, ce que nous faisons. Le GR est d’ailleurs interrompu et nous le reprenons là où il recommence.

Au départ de l'ancienne route d'Espagne

Nous avons sauté les étapes depuis Pau pour 2 raisons : nous voulons franchir les Pyrénées avant la neige et nous devons être à St Jacques le 16. La montée de 600 m de dénivelé se fait en douceur.

Pyrénées
Un coup d'œil en arrière
La montagne a rendez-vous avec la lune

Nous rencontrons un peu de neige au sol à quelques endroits ombragés, mais nous avons passé la plus grande partie de la journée en tee-shirt.

La tempête de neige de la semaine dernière a laissé des traces

Arrivée au col du Somport, 1640m, le point le plus haut des chemins de Compostelle. Cela fait des siècles que c’est un point de passage important des Pyrénées et lorsque l’on regarde un plan des Pyrénées en relief, on comprend bien pourquoi.

Col du Somport
Une frontière sans douaniers, c'est un peu comme Milan - San Remo

La descente du côté espagnol se fait sur un chemin souvent caillouteux.

Couleurs d'automne
Dans la vallée
Pont romain

Nous dormons au bar-auberge du Triton qui est en rénovations, le proprio est sympa.

Oloron Sainte Marie 0 km

Malgré les grèves, nous avons pu faire le trajet Toulouse – Oloron. J’ai essayé de joindre le gîte du Somport pour réserver, mais on tombait systématiquement sur un message qui nous disait qu’ils étaient en ligne et qu’ils nous répondraient sous peu, ce qu’ils n’ont jamais fait, tandis que les minutes du téléphone cellulaire s’envolaient. Nous décidons donc de rester à Oloron et nous avons bien fait. La ville est très jolie, nous avons le gîte municipal pour nous tous seuls et il est très confortable. Cela nous permettra aussi de franchir le col du Somport en milieu de journée. Il commence à être tard en saison et la neige peut en bloquer le passage.

Oloron Ste Marie

Composant le code pour entrer au gîte

Anoye – Morlaàs (puis Pau en bus et Toulouse en train) 16 km

Nous nous faisons surprendre par la pluie en cours d’étape mais nos ponchos nous protègent. Nous mangeons à Morlaàs avant d’attraper le bus pour Pau, lequel va se remplir lors de son passage devant le lycée. Grève oblige, nous devrons attendre 4 heures avant d’avoir un train pour Toulouse. La grève nous cause quelques désagréments, mais cela ne nous fâche pas du tout, car elle est tout à fait légitime.

Marciac – Anoye 40 km

Étape la plus longue de notre périple pour le moment. Encore des vallonnements à traverser. Nous trouvons des noyers et des pommiers sur le chemin qui égayent notre périple. Nous rencontrons un Belge au gîte et nous discutons bien. Le repas préparé par notre hôte fut succulent et il est dommage qu’il fît trop froid pour profiter de son jardin.

Marciac dans la brume du petit matin naissant
Un chemin, un clocher, le bonheur
Pont

Momy

Ligueton – Marciac 22 km

Étape facile, nous marchons quelques kilomètres sur le chemin historique, entièrement en terre après St Christaud.

St Christaud

Un photographe qui travaille pour un office de tourisme d’une localité sur la voie du Puy en Velay nous prend en photo, on sera peut-être sur leur site Web. Nous arrivons tôt dans ce sympathique village, hélas un boulanger est en congés annuels et l’autre est fermé le lundi.

Auch – Gîte du Ligueton 35 km

Petit vent frais au début, mais le soleil finit par percer. Super clocher hélicoïdal à Barran où nous pique-niquons.

Clocher Tor de Barran

On coupe par la route pour aller à l’Isle de Noé, le GR nous éloigne beaucoup d’une route finalement assez peu passante un dimanche en début d’après-midi. Nous avons marché d’un bon rythme et l’étape fut moins difficile qu’escomptée. Nous serons seuls au gîte le soir.

Gîte Lamothe – Auch 24 km

Étape plus facile. Décidément, le balisage dans le Gers est parfois déficient, on a encore failli louper le chemin, et ce n’est pas à cause des arbres.

L'arbre qui mange le panneau
Montegut
Escalier dans un ancien moulin
Nous n'étions pas partis de Nantes
Auch

Encore de jolis villages traversés. Nous sommes les premiers arrivés au gîte du presbytère, accueillis par une sympathique bénévole. Nous y laissons nos sacs pour aller visiter la ville. La cathédrale est très intéressante par son mélange de styles, la ville est jolie et paraît tranquille. À notre retour avec les provisions, nous croisons Jean-Louis et Françoise. Une Allemande vient d’arriver. Elle parle un anglais un peu haché, entrecoupé de ce qui semble des jurons en allemand. Elle a quitté la voie du Puy en Velay pour aller jusqu’à Lourdes. Comme la cuisine commune est petite et que nous avons faim, nous préparons notre tambouille et mangeons sans attendre les autres. À la fin de notre repas, l’Allemande arrive à la cuisine et soulève le couvercle de notre casserole, sans demander. Elle est déçue de la trouver vide. Nous discutons un peu. Jean-Louis et Françoise reviennent des courses et lui proposent de faire des pâtes. Elle accepte. Elle n’a rien acheté à manger alors qu’elle était partie visiter la ville avec son sac à dos. Pendant le repas, elle se trempe les pieds dans une bassine sous la table à manger. À ce jour, c’est elle qui remporte la palme de la personne la plus bizarre rencontrée sur le chemin.

Pibrac – L’Isle-Jourdain 30 km

Après quelques jours passés à Toulouse, nous reprendrons de Pibrac pour éviter la sortie de l’agglomération toulousaine. Départ de Villeneuve Tolosane en pleine grève SNCF, il nous faut 3 bus pour arriver à Pibrac. Le GR fait un gros détour pour nous emmener en forêt de Boucone. Manque de pot, en plein milieu du parcours, il y a des panneaux qui nous disent que l’accès est interdit pour cause de chasse (battue). Bien évidemment, sur le panneau, ils se sont plantés d’année (ça fait quand même 10 mois que l’on est en 2010) et ils ne donnent aucun moyen de les joindre et bien évidemment, ils ne se sont pas cassé la tête à proposer une déviation.

L'ONF dans sa splendeur
L'ONF dans sa splendeur

À nous de trouver un chemin à travers champs et petits hameaux, surtout que l’on doit être à l’office de tourisme avant 17h30. Quelle surprise de retrouver au gîte Jean-Louis et Françoise que nous avions rencontrés à St Jean de la Blaquière. Il n’y a pas d’eau chaude, mais on peut aller à un autre gîte à 500 m pour prendre une douche. Un téléski nautique fonctionne et malgré le froid, il y a des jeunes en tee-shirt dans l’eau. Pas frileux les gars !

L'Isle-Jourdain

Baziège – Toulouse par le canal 30 km

Départ du gîte, nous croisons une sympathique dame âgée, avec un béret et une blouse qui nous aborde et nous demande si nous sommes pèlerins. Elle a l’accent du terroir et F. ne comprend pas tout. Après une causette, nous poursuivons vers le canal.

Pancarte du gîte

Un jeune est en train de pêcher à l’endroit où nous nous sommes arrêtés manger. D’un seul coup, nous le voyons faire des aller-retour avec sa canne le long du canal. Nous trouvons ça bizarre, mais avons pris l’habitude de ne pas juger. Il finit par sortir une carpe gigantesque, il la prend en photo sous tous les angles et je lui propose de le prendre en photo avec sa prise, puis il la relâche.

Le long du canal
Canal et platanes

Arrivés à Toulouse, nous faisons la queue pour faire tamponner nos crédentiales, mais ils ne le font pas et nous envoient à St Sernin. Avec nos sacs et notre allure, nous sommes vite repérés par la bénévole de l’accueil qui attend le sacristain pour les clés. Quelques touristes s’approchent d’elle et elle nous désigne comme des pèlerins de St Jacques.

St Sernin

Les Cassès – Baziège 24 km

L’hébergement à Naurouze étant fermé, notre hôtesse nous propose un itinéraire pour aller directement à Baziège à travers chemins et petites routes, évitant ainsi un jour complet au bord de la rigole d’alimentation et un autre au bord du canal du midi.

Paysage

Demain, nous serons toute la journée au bord du canal pour notre entrée dans Toulouse. Le téléphone au gîte de Baziège ne fonctionne plus, mais nous tentons notre chance. Nous sommes accueillis par Christian et Jacqueline, les 2 hospitaliers de la semaine, un couple de Toulon qui vient garder le gîte et accueillir les pèlerins bénévolement pour la semaine.